C’est après un grave accident de moto et trois ans et demi de rééducation que Guillaume Hubaut a décidé de se lancer. Très actif, il a travaillé dans le négoce en quincaillerie et animé un centre de formation de techniciens dans l’entreprise. Mais il ne pouvait plus poursuivre son métier.

C’est alors que ses enfants lui ont demandé : « Papa, peux-tu faire vivre ta famille grâce à ta passion du Solex ? » Ce fut un déclic pour Guillaume.

Il confie « À la trentaine, j’avais commencé à m’intéresser au Solex, confie Guillaume Hubaut. J’ai eu des Solex que j’ai remis en état. Je participais à des bourses d’échange, faisais du troc de pièces, vendais un peu sur internet. J’entassais mes trésors dans une partie de mon garage. »

Seulement cinq magasins dédiés au Vélosolex en France

En 2011, Guillaume Hubaut ouvre un magasin de 20 m2, à Geneston. Il y développe son activité et vend toutes sortes de pièces de Solex d’origine, d’occasion ou neuves.

Les ventes dépassant les frontières européennes, le local devient vite trop petit et il s’installe dans un magasin de 200 m2, avec l’intention d’ouvrir un atelier de réparations. « Mais, là, les problèmes administratifs commencent. Je n’ai pas de diplôme de mécanique pour diriger cet atelier, se souvient le passionné. Rien ne m’arrête et, en 2014-2015, j’ai passé mon CAP de mécanicien. »

L’atelier a besoin de place et la taille du magasin a rapidement été insuffisante. Il cherche, alors, une structure plus appropriée pour son matériel et créer son atelier. Il l’a trouvée sur le Parc d’activités du Butay, où il s’est posé le 1er avril 2019, dans 250 m2.

« C’est vraiment un magasin dédié aux Solex, précise-t-il, toujours plein d’idées en tête. Nous sommes seulement cinq en France à gérer de tels magasins spécialisés. Et j’ai le plus important. » Les ventes par internet vont bien.

Des fous de Solex d’une cinquantaine de pays dans le monde s’approvisionnent chez lui. « Cela fait plaisir de penser qu’une personne, au Japon ou en Nouvelle-Zélande, peut à nouveau utiliser son Solex grâce à des pièces venant d’ici », souligne Guillaume, les yeux pétillants de joie.

Il envisage désormais de monter un self-garage, où les personnes viendront réparer leur Solex sur place. Il pense aussi à créer un atelier pour apprendre à réparer les moteurs.